Ville de lumière. Periode de fete. Le moment ou ce vieil homme à barbe vetu de rouge est arrivé, ce moment que tout le monde attend. Tout le monde, sauf peut-etre moi. Quelle importance ? Les cadeaux, les guirlandes plus brillantes les unes que les autres, les chants de noël, la famille, le ventre ballonné, les lumieres, des commérages a m'en faire peter le crane.
Des lettres, planquées au fond de mon placard, des lettres qui resteront peut-etre a cet endroit meme, des lettres, qui resteront peut etre anonymes, des lettres, que tu ne liras sans doute jamais.
Mes sentiments, mes pleurs, mes rires, ma joie, mes cris absorbent le papier, l'encre pour les noyer totalement dans un ocean de larmes.
Ville de lumiere. Ville ou je t'ai rencontré. Ville ou je suis incapable de t'oublier. Se promener, et ne revoir que les moments passés avec toi, se promener, et ne faire rien d'autre que de penser a toi. J'ai pourtant essayer, dieu pourrait le confirmer mais tu es toujours la, planqué au creux de ma tete.
Il y a un an je n'étais pas la. Il y a un an, je ne pensais pas a cet avenir catastrophique qui me terrorise. Il y a un an j'étais capable de tout. Il y a un an je ne te connaissais pas.
Ce pseudo ridicule me prouve que je m'attachais a une image de toi qui ne te refletais pas reellement, a un reve sans doute, un reve de petite fille oublié sur le bord de la route.
Je regarde mon triste reflet dans le miroire et il m'effraie, me rend triste. Personne ne me prend la main, personne n'est a coté de moi comme tu aurais pu le faire. Personne. Tu n'es pas tout le monde. Tu n'es pas eux.
Tu es bien pire.